CasaTrader — Bourse de Casablanca
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Le marché boursier marocain est l'un des plus actifs d'Afrique du Nord avec une capitalisation totale dépassant les 700 milliards de dirhams. La Bourse de Casablanca compte 78 sociétés cotées réparties dans 10 secteurs économiques majeurs : finance, industrie, télécommunications, énergie, immobilier, services aux collectivités, biens de consommation, santé, technologie et matériaux de base.
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CasaTrader est une initiative 100% marocaine, conçue pour démocratiser l'accès à l'investissement boursier. Notre mission : permettre à chaque Marocain de comprendre la Bourse de Casablanca et d'y investir de façon éclairée, sans devoir payer les terminaux financiers professionnels qui coûtent plusieurs milliers de dollars par mois.
Après le polysilicium, le Maroc avance ses pions sur un métal critique dominé par la Chine
Source: challenge · 2026-06-04
Xtract Resources, junior minière cotée sur l’AIM de la Bourse de Londres, a annoncé, mardi 2 juin, avoir obtenu le permis d’exploitation minière pour son projet d’antimoine d’Amghas auprès du …
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Xtract Resources, junior minière cotée sur l’AIM de la Bourse de Londres, a annoncé, mardi 2 juin, avoir obtenu le permis d’exploitation minière pour son projet d’antimoine d’Amghas auprès du gouvernement marocain. Cette avancée ouvre la voie au lancement de la production sur cet actif appelé à devenir l’un des rares fournisseurs connus de ce métal critique. On vous explique…
Xtract Resources – société cotée sur l’AIM, le marché des investisseurs alternatifs de la Bourse de Londres – a, en effet, officialisé une nouvelle qui n’a pas fait grand bruit dans les médias grand public, mais qui secoue les cercles spécialisés. La compagnie a obtenu, auprès du gouvernement marocain, le permis d’exploitation pour son projet d’antimoine d’Amghas. En clair : le gisement, situé dans une zone réputée pour son potentiel géologique, passe du statut de promesse à celui de future mine en activité. L’administration marocaine a délivré le sésame après des années de prospection et d’études de faisabilité. Pour Xtract Resources, c’est l’aboutissement d’un long cheminement. Pour le Maroc, c’est une nouvelle carte stratégique qu’il abat sur la table des matières premières critiques. Ce permis n’est pas un simple bout de papier administratif. Il ouvre la voie au lancement effectif de la production. Autrement dit, dans les mois – ou les quelques années – à venir, le site d’Amghas pourrait commencer à extraire et à traiter de l’antimoine. Une perspective qui place le royaume sur le radar des industriels, des armées et des géants de la technologi
L’antimoine, un métal critique que la Chine tient en coupe réglée
Pour comprendre l’importance de l’annonce, il faut d’abord rappeler ce qu’est l’antimoine. Ce métalloïde, souvent associé au plomb ou au cuivre dans les gisements, possède des caractéristiques rares : il est dur, cassant et surtout incombustible. Ajouté à d’autres métaux, il augmente leur résistance mécanique et leur confère une capacité à ne pas se déformer sous l’effet de la chaleur Ses usages sont multiples. On le retrouve dans les batteries plomb-acide, les alliages pour munitions, les blindages, les câbles, les semi-conducteurs, ou encore comme ignifugeant dans les plastiques et les textiles. Plus récemment, il est devenu incontournable dans certaines technologies de stockage d’énergie et dans les équipements de défense. Bref, sans antimoine, pas d’industrie lourde résiliente, pas d’électronique robuste, pas de sécurité incendie performante. Or, le marché mondial de l’antimoine est l’un des plus concentrés qui soit. La Chine en est le maître absolu.
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Le Maroc confirme son statut de juridiction minière attractive
Selon les données des instituts géologiques internationaux, le pays assure plus de la moitié de l’extraction mondiale, et surtout près des trois quarts du raffinage. Les autres producteurs – Russie, Tadjikistan, Bolivie – sont soit des acteurs secondaires, soit des fournisseurs aux capacités limitées ou instables. Cette domination chinoise n’est pas anodine. Pékin a inscrit l’antimoine sur la liste des minéraux stratégiques dès 2016, instaurant des quotas à l’exportation et des contrôles stricts. L’objectif : garder la main sur ce métal essentiel pour ses propres industries de haute technologie et ses programmes militaires, tout en s’assurant un levier géopolitique puissant. Résultat, les pays occidentaux et émergents qui n’en produisent pas sur leur sol sont dépendants du bon vouloir de Pékin.
C’est précisément dans cette faille que le Maroc se positionne . En accordant un permis à Xtract Resources pour Amghas, Rabat envoie un signal clair : le royaume entend devenir une alternative crédible sur ce marché verrouillé.
Amghas: un projet qui sort de l’ombre
Le gisement d’Amghas, dans la région du Sud-Est marocain, n’a pas été découvert hier. Les géologues le connaissent depuis plusieurs décennies, mais sa mise en valeur a longtemps buté sur des contraintes techniques et financières. L’arrivée de Xtract Resources, une junior minière spécialisée dans la valorisation d’actifs « oubliés » ou sous-exploités, a changé la donne. Depuis son introduction sur le projet, la société londonienne a multiplié les campagnes de forage et les études métallurgiques. Selon les informations disponibles, la teneur du minerai d’Amghas serait prometteuse, avec une concentration en antimoine supérieure à la moyenne mondiale. Un atout majeur pour la rentabilité future de l’opération.
L’obtention du permis d’exploitation est la dernière étape administrative avant la construction de l’infrastructure minière. Il ne s’agit plus d’exploration, mais bien de passage à l’échelle industrielle. Xtract Resources a d’ailleurs annoncé qu’elle allait désormais se concentrer sur le financement et le développement de la mine, avec un objectif : devenir l’un des rares fournisseurs connus d’antimoine en dehors de la sphère chinoise.
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